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qu’il est naturel et légitime que les citoyens puissent, en dehors des périodes éctorales, s’exprimer, s’impliquer et intervenir en adressant suggestions et remontrances à leurs représentants !


Trop de députés continuent de briller par leur absence.



La participation citoyenne est avancée comme étant le seul moyen d'arrêter la procédure de divorce entamée entre les élus et les citoyens.








 



Conseiller la visite de notre site à vos amis et à certains "qui de droit" que sont les sénateurs et députés de votre région.

 

 



EXPOSÉ DES MOTIFS :
Mesdames, Messieurs,

Notre pays est une république dont les valeurs sont basées sur la démocratie et la citoyenneté.

Les libertés de penser et d'opinion doivent être accompagnées de la liberté d'expression mais plus encore de participation et de propositions des citoyens.

Le Parlement est composé d'élus qui sont les représentants du peuple. Nous vivons donc en démocratie représentative

État des lieux :
Or, notre démocratie ne va pas bien, la démocratie représentative est en crise et "les politiques voient leur représentativité de plus en plus contestée."

Une large majorité de Français "n'ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour diriger le pays" et déclarent "s'intéresser peu ou pas s'intéresser du tout à la chose publique." En outre "ils ont une mauvaise opinion des élus, "ne leur font pas confiance, considèrent qu'ils ne connaissent pas leurs problèmes, estiment qu'ils se préoccupent surtout de leur carrière," et que "la politique n'est plus au service des citoyens, prise en otage qu'elle est par une classe de privilégiés." En outre 60% des personnes interrogées estiment "que les élus et les dirigeants politiques sont plutôt corrompus" et plus des deux-tiers "considèrent que le niveau de la corruption est élevé dans les principales institutions politiques".

Faute de relais institutionnels pour exprimer leur avis, par l'absence de dialogue, de désaccord entre le pouvoir et les citoyens sur les vrais problèmes auxquels ils sont confrontés, ces derniers n'ont plus que deux façons de se manifester : la révolte dans la rue qui se termine toujours par une reculade du pouvoir, ou le désengagement par l'augmentation de l'abstention.

Les citoyens ne sont pas seulement des électeurs. Ils doivent être aussi des partenaires actifs et permanents de la vie civique et publique. Le citoyen ne peut se contenter, pour s'exprimer, de son seul bulletin de vote, si important soit-il.

La crise de crédibilité des politiques et de la démocratie représentative est patente, elle se traduit par un rapport de confiance qui a totalement disparu, des politiques en rupture totale avec le pays réel, un discrédit de la parole politique, un système électoral débouchant sur une représentativité fortement tronquée, un déficit démocratique durablement établi : c'est un bilan massivement négatif.

Ce décalage a été démontré, par exemple, lors du référendum sur la Constitution européenne : alors que les partis politiques étaient à 92 % pour, les citoyens ont voté contre à 55 %.
Résultat : 1 Français sur 2 ne vote pas et 1/4 de ceux qui votent, votent pour les extrêmes. Souvenons-nous d'un certain 21 avril !

Les Français pratiquent le zapping électoral en rejetant systématiquement les sortants. Depuis 25 ans aucune majorité n'a été reconduite. Même zapping au niveau des gouvernements : 26 Premiers ministres depuis 1981, alors que nos voisins, dans le même temps, en comptaient de 7à 9.

Les citoyens ont le sentiment que tous ces "messages" adressés à leurs élus n'ont pas été entendus.
A ce stade on est en droit de se demander si nous vivons encore en démocratie, voire en république.

La participation citoyenne est alors avancée comme seul moyen d'arrêter la procédure de divorce entamée entre les élus et les citoyens. Elle permettra ainsi à ces derniers de s'exprimer, s'impliquer et intervenir en dehors des consultations électorales.

Les Français n'acceptent plus d'être convoqués aux élections et oubliés en permanence lorsque s'élaborent les décisions, les projets, les réformes, qui doivent changer leurs conditions de vie, leur environnement quotidien et l'avenir de leurs enfants. Mettons enfin, en oeuvre, les réformes que l'on promet depuis plus de trente ans.

Ni conformistes, ni rebelles, mais critiques et responsables, les citoyens aspirent à devenir des acteurs de la vie publique, car là où il y a débat, les décisions ne se prennent pas et là où les décisions se prennent, il n'y a pas de débat.

Participer, non pas à la gestion des affaires qui doit rester de la compétence exclusive des élus, mais permettre aux citoyens de questionner et de suggérer, palliant ainsi l'absence totale de dialogue.

Le but que nous nous fixons est de faire progresser la société en libérant les capacités, les initiatives citoyennes. Il s'agit de rendre la citoyenneté plus effective en faisant pénétrer la démocratie participative
dans notre système et favoriser l'intervention des citoyens dans le fonctionnement de la République.

Elle doit aboutir à ce que les institutions entretiennent un dialogue ouvert, permanent et régulier avec la société civile.

Les citoyens pourront s'exprimer, s'impliquer et intervenir dans les choix essentiels. Ils doivent également pouvoir questionner et suggérer limitant ainsi le rôle des partis politiques en les confinant dans le rôle qui leur est dévolu par l'article 4 de la Constitution, à savoir, "concourir à l'expression du suffrage", alors qu'ils tentent de nous imposer la «démocratie militante».

Objectifs :
Ce projet passe par une loi visant à accorder aux citoyens le droit de saisine du Parlement, rendant, en quelque sorte, le pouvoir au Citoyen. "La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation." (article 6 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen).
Cet engagement civique ne s'oppose aucunement à la démocratie représentative. Au contraire. Il peut l'enrichir et redonner confiance en l'action politique, dont il démultiplie les moyens.

C'est aussi tenir compte de la volonté populaire de participer au fonctionnement des institutions, participation qui redonnerait aux citoyens le goût de la politique en les associant aux débats, voire aux décisions et de satisfaire leurs aspiration à une ère nouvelle et également permettre que des citoyens avisés, éclairés et responsables de populariser leurs propositions sur tel ou tel problème ou question en les soumettant à leurs représentants.

Serait-il scandaleux si les mandants que sont les citoyens pouvaient demander régulièrement aux mandataires que sont les élus de leur rendre des comptes, de leur dire quel usage ils font du mandat qu'ils leur ont confié, de discuter avec eux du fonctionnement de nos institutions et de bousculer ainsi les situations acquises ?

Ce serait redorer l'image de marque et la fonction de député, rendre au Parlement tous ses droits, alors qu'il est trop souvent transformé en chambre d'enregistrement et mettre fin au discrédit de l'institution parlementaire.

Faire de la politique est une activité noble et respectable et tous ceux qui s'y adonnent, souvent au prix de sacrifices, méritent le même respect.

Mettre fin au discrédit de l'institution parlementaire et agir pour une réhabilitation de la politique est devenu urgent. Le Parlement, le pouvoir législatif, doit retrouver son rôle plein et entier qui doit être le sien sans lequel il ne saurait y avoir de démocratie véritable. Il doit, en particulier, restaurer son pouvoir de contrôle de l'exécutif.

On peut dire que la Constitution contient le principe même de la démocratie participative : articles 3 et 6.
C'est la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : articles 6, 14 et 15.

Justificatifs :
Ce droit de saisine s'inspire largement du principe de la démocratie participative édicté dans le projet de Constitution européenne (Titre VI articles I-45 à I-52). En particulier l'article I-47 prévoit qu'une pétition recueillant au moins un million de signatures dans plusieurs États membres peut inviter la Commission à prendre une initiative , pour autant qu'elle soit compatible avec la Constitution et en particulier avec l a charte des droits fondamentaux ... La notion de démocratie participative comprend d'autres aspects importants. Ce même article rappelle en effet également que les institutions entretiennent un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives de la société civile et que la Commission procède à de larges consultations des parties concernées. Ramené à la population française le chiffre de 1 000 000 serait alors de 140 000.

La présentation de toute proposition par au moins 140 000 citoyens dûment identifiés, fera obligation pour le législateur d'en débattre publiquement et de rendre compte du sort qui lui aura été réservé.

Le droit de saisine ne doit pas être la voie ouverte à une prise en otage de la démocratie par des groupes de pression, d'opinion ou d'intérêt, ni constituer un risque de dérive possible de notre démocratie, aussi la recevabilité de telle ou telle proposition sera-t-elle contrôlée par une commission ad-hoc.

Il est entendu que certains responsables politiques ne demandent qu'à être stimulés par la société civile. Il ne faut donc pas hésiter à frapper à la porte des représentants des citoyens, en démocratie c'est l'élu qui est au service de l'électeur et non le contraire.

La détermination de nos représentants à présenter ce projet de droit de saisine sera alors encouragée par la volonté exprimée par 140 000 de leurs mandants.

Ce projet sera le début d'une véritable révolution culturelle et peut-être la fin d'une situation qui fait le jeu des extrêmes et justifie l'abstention. Quand la démocratie étouffe c'est la pratique de nos institutions qui doit être radicalement transformée.

La France de 2009 ne ressemblerait-elle pas, un peu, à celle de 1788 ?

Sous le bénéfice de ces dispositions, nous vous demandons, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir adopter la proposition de loi suivante.

 

PROPOSITION DE LOI

I - Le droit de saisine du Parlement par les citoyens

Article 1er

Tout citoyen peut saisir le Parlement pour signaler un dysfonctionnement des institutions et proposer une réforme.

Article 2

Ce droit de saisine s'effectue par pétition adressée au Président de l'Assemblée nationale. Cette pétition doit rassembler au moins 140 000 citoyens.

II -Collecte des signatures

Article 3

Pourvu que la réalité des signatures soit garantie, la forme de la pétition est libre.

III - La recevabilité des propositions

Article 4

Une commission sous autorité du Conseil d'État est chargée de vérifier la conformité au droit des propositions de réforme.

Une pétition est transmise à cette commission dans le mois qui suit sa réception par le Président de l'Assemblée nationale et cette commission statue dans les deux mois qui suivent cette transmission.

Cette commission peut :

- soit déclarer les propositions de réforme conforme au droit ;

- soit modifier les propositions de réforme pour les rendre conforme au droit et à l'intention des auteurs de la pétition ;

- soit rejeter les propositions de réforme au motif que l'intention des auteurs de la pétition n'est pas conforme au droit.

Dans ces deux derniers cas, la décision de la commission doit être motivée.

Pour chaque saisine, les travaux de cette commission font l'objet d'une publication accessible à tout citoyen.

IV - Les effets et résultats

Article 5

Sous réserve de conformité au droit vérifiée par la commission citée à l'article précédent, les propositions de réforme sont intégrées au calendrier du Parlement pour y être présentées, débattues et suivies d'un vote.

Pour chaque saisine, le vote de chacun des députés, et de chacun de sénateurs si ces derniers sont concernés, font l'objet d'une publication accessible à tout citoyen.

V - Révision de la Constitution

Article 6

Toutes les dispositions constitutionnelles nécessaires sont prises pour que la présente loi puisse être appliquée